Le traité de Rome: un pacte pour la Paix

 | Paru dans Blog FER Genève  | Auteur : Stéphanie Ruegsegger

Le traité de Rome a 60 ans. Alors que cet anniversaire devrait être une fête, l’ambiance n’y est pas vraiment. A deux jours près, la Grande-Bretagne enclenchera le processus de sortie de l’Union européenne et deux Etats membres – la Pologne et la Grèce – menacent de troubler la belle unité qui devrait rassembler les 27 membres autour d’une déclaration commune. Signé à l’origine par six Etats membres, le pacte fondateur de l’actuelle Union européenne n’a cessé de s’élargir au cours des décennies. Jusqu’il y a peu. Pour la première fois de son histoire, un pays décidait il y a moins d’un an de sortir du club. Une décision dont on ne connaît pas encore les conséquences, pour le pays concerné comme pour l’Union et pour le reste de la communauté internationale. La seule certitude est que l’Europe institutionnelle connaît la crise la plus profonde de son histoire. Mais avant de jeter le bébé avec l’eau du bain, replongeons-nous précisément dans l’histoire.

Le traité de Rome, qui a institué la Communauté économique européenne au sortir de la Deuxième Guerre mondiale est, comme son nom l’indique, un pacte avant tout économique. L’économie y est un moyen, un socle de base, destiné à unir les peuples. Et, accessoirement, à éviter la guerre. Quels que soient les défauts que l’on peut attribuer à l’Union européenne, aussi imparfaite soit sa construction, le fait est que cet objectif a été atteint.

Comme le montre la sortie de la Grande-Bretagne, qui était membre de l’Union depuis 1973, comme en témoignent les différents mouvements de mauvaise humeur et les postures de défiance affichées par certains autres, rien n’est acquis. Ni la pérennité de l’Union, telle qu’on la connaît aujourd’hui, ni même la Paix. A l’heure où le populisme gagne du terrain, où les institutions sont brocardées, où certains entendent museler la presse, il est temps pour l’Union de se réinventer. En s’inspirant pourquoi pas de l’expérience suisse. Pour mieux perdurer.



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