Quels contours pour l'Union européenne ?

 | Paru dans Blog FER Genève  | Auteur : Yannic Forney

La 42e journée de l’Europe s’est tenue le 25 avril à l’Université de Fribourg. A l’issue de cette journée, Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et financières, à la Fiscalité et à l’Union douanière, s’est exprimé sur les défis et sur les perspectives de l’Union européenne (UE). A ses yeux, l’année 2017 sera charnière en raison des élections dans de nombreux pays de l’UE. En fonction des résultats, elles redessineront le paysage politique européen.

Il a notamment évoqué les nombreux défis auxquels l’UE se trouve confrontée le Brexit, la stabilité de la zone euro, les inégalités sociales, le chômage et la montée en puissance des populismes, contraire à l’esprit d’ouverture de l’Union. Il a rappelé que malgré certaines divergences entre les Etats membres (l’aide à la Grèce, les réfugiés, etc.), il est essentiel de ne pas avoir une Europe à deux vitesses; l’UE va devoir rester unie car sa prospérité dépend de son ouverture et des liens qu’elle entretient avec ses partenaires. Les voies de l’unité à 27 pays ont d’ailleurs fait l’objet d’une publication de la commission européenne au mois de mars 2017, le fameux livre blanc.

Pierre Moscovici a en mentionné trois axes de priorités de l’UE: le besoin de protection des citoyens de l’UE face au terrorisme, l’amélioration de l’efficacité de la zone euro (en remédiant notamment au déficit) et l’accompagnement de la démocratie. A ses yeux, l’UE a besoin d’une légitimité démocratique. Elle devra faire face à de nombreux changements. La question reste de savoir si elle en sera capable en trouvant une dynamique commune pour les 27 pays européens. Quant à la Suisse, elle a aussi besoin de l’ouverture du marché européen, elle qui gagne un franc sur deux avec l'Union européenne et dont la stabilité économique et financière est largement adossée à celle-ci.



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