Entre Swissxit et suicide économique, une troisième voie?

Le 9 février 2014, la Suisse acceptait à une courte majorité l’initiative contre l’immigration de masse. Deux années se sont donc écoulées et il n’en reste plus qu’une pour trouver la clé à cette énigme qui semble jusqu’à ce jour insoluble : appliquer l’initiative tout en sauvant les accords  bilatéraux. Mais le ciel semble enfin s’éclaircir. Des mots mêmes de l’ambassadeur suisse auprès de l’Union européenne Roberto Balzaretti : « La Suisse est en bien meilleure posture qu’il y a deux ans ». 

Quelle est donc la cause de cette heureuse nouvelle, qui permettrait de sortir la Suisse de l’impasse ? C’est du côté de la Grande-Bretagne qu’il faut chercher. Ce pays  a fait à l’Union européenne (UE) des propositions d’aménagements dans le domaine migratoire en vue de préserver sa sécurité sociale, malmenée. Craignant le départ de ce membre influent, l’UE pourrait entrer en matière. 

Une ouverture qui permet à notre pays d’espérer pareille mansuétude à son égard. Même si la Suisse, à la différence de la Grande-Bretagne, n’est pas membre de l’Union. Même si aussi, toujours à la différence de la Grande-Bretagne, elle ne peut justifier sa requête par des difficultés récurrentes, dans le domaine de la sécurité sociale comme dans un autre. 

Toujours est-il qu’un filet de lumière semble poindre au bout du tunnel. Avec ce constat, implacable : notre salut vient de l’étranger. Une démonstration supplémentaire de l’interdépendance de notre pays, n’en déplaise aux partisans de l’initiative. 

Stéphanie Ruegsegger



Poster un Commentaire