Etes-vous un «outoftheboxeur»?

 | Paru dans Blog FER Genève  | Auteur : Delphine Trunde

J’adore les néologismes et les anglicismes me font parfois sourire. Là je crois qu’on tient une perle avec l’«outoftheboxeur». Les Anglo-saxons sont les champions toutes catégories des formules chocs, en particulier pour tout ce qui a trait à la gestion de personnel. Le problème est qu’ils se traduisent plutôt difficilement dans la langue française, raison pour laquelle on les reprend tels quels, en les francisant au passage.

Pour qualifier les aptitudes personnelles, on parle de soft skills dans le jargon des ressources humaines. Il s’agit en réalité simplement du savoir-être, c’est-à-dire du comportement humain et social, par opposition au savoir-faire, qui est le fruit de connaissances métiers, de l’expertise technique. Et si l’on en croit le site internet success & carreer, plus de 60% des critères requis pour la qualification à un emploi relèvent des soft skills.

C’est dire si les «aptitudes douces» sont déterminantes pour décrocher un emploi de nos jours! Or l’une des qualités émotionnelles qui a vraiment la cote depuis une dizaine d’années est l’«outoftheboxing». Qu’entend-on par là? L’expression est probablement née de la résolution du célèbre problème qui consiste à relier, sans lever le crayon, les neuf points formant un cube (box) à l'aide de seulement quatre traits droits. La solution consiste à dépasser le cadre donné, à sortir de la boîte, à penser différemment des schémas inculqués.

Le terme «ingénieux» me paraît adéquat pour décrire au mieux cette expression. Celui-ci trouve son origine dans l’adjectif latin ingeniosus, «qui relève du génie, du savoir-faire, d’une disposition naturelle», nous dit le dictionnaire. C’est bien ce que je pensais, rien de nouveau sous le soleil. Le fait d’être ingénieux me paraît une qualité humaine essentielle dans la vie professionnelle, comme dans la vie privée. Nul besoin de suivre des cours de boxe pour cela.



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