Genève à l’heure des comptes

 | Paru dans Blog FER Genève  | Auteur : Stéphanie Ruegsegger

Genève a été le théâtre de débordements violents et spectaculaires, ce week-end. Encore une fois, serait-on tenté de dire. Aujourd’hui, l’heure des comptes a sonné. Pour les victimes tout d’abord, qui pour la plupart ne sont plus couvertes par les assurances, face à ces dégradations à répétition.

Pour les Genevois également, dont la ville risque de porter longtemps les stigmates physiques mais aussi psychologiques de ces comportements voyous. Et les auteurs, me direz-vous? Certes, mais encore faudrait-il savoir qui ils sont. La police n’a procédé à aucune interpellation. Il faut dire que l’essentiel a été préservé, puisqu’il s’agissait avant tout de protéger les bâtiments publics, dont les postes de police (sic).

Et les milieux culturels alternatifs, qui ont appelé à ce rassemblement sauvage, expliquent eux que la manifestation devait se dérouler «dans un esprit constructif et créatif» et assurent ne pas connaître les casseurs. Certes, on ne peut leur imputer les actes violents qui ont émaillé la nuit genevoise ce week-end.

Mais il paraît clair que quelqu’un a allumé la mèche qui a conduit à cette explosion de violence. Ce quelqu’un devra rendre des comptes et, s’il vit de la manne de l’Etat, en tirer les conséquences. Car sauf à n’avoir aucun amour propre (le terme dignité semblant peu approprié dans ce contexte de violence gratuite), on ne peut décemment accepter de vivre d’un système que l’on voue aux gémonies.



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