La Suisse joue à armes égales

 | Paru dans Blog FER Genève  | Auteur : Catherine Lance Pasquier

Notre nouvelle conseillère fédérale Karin Keller-Sutter s’est rendue en Roumanie pour participer à la rencontre informelle des ministres de la justice et des affaires intérieures des États Schengen. Ce déplacement est l’occasion de rappeler une particularité des accords d’association de la Suisse à Schengen et Dublin.* La Suisse dispose de droits de participation étendus lors de l’élaboration de nouveaux actes normatifs. Nos représentants sont associés étroitement aux travaux, ce qui permet à notre pays de faire valoir ses intérêts et de faire passer son point de vue, comme il l’a fait lors de la révision de la directive de l’UE sur les armes.

Ce déplacement est aussi l’occasion de rappeler que la Suisse bénéficie pleinement depuis près de 10 ans de la coopération policière rendue possible par Schengen. Grâce au système d’information Schengen, les forces de sécurité suisses ont par exemple pu intercepter en 2018 plus de 2000 personnes frappées d’une interdiction d’entrer dans l’espace Schengen. En matière de lutte contre la criminalité et le terrorisme, la Suisse ne peut pas faire cavalier seul. Elle est d’ailleurs un acteur respecté du dispositif européen. Il faudra s’en souvenir le 19 mai lors du vote sur la reprise de la directive de l’UE sur les armes.


* L’accord d’association à Schengen renforce la collaboration internationale dans les domaines de la justice et de la police. Il facilite aussi les voyages entre la Suisse et l’Union européenne grâce à la suppression des contrôles des personnes aux frontières intérieures de l’espace Schengen. L’accord d’association à Dublin garantit qu’une demande d’asile déposée par un requérant n’est examinée que par un seul Etat dans l’espace Dublin.

 



Poster un Commentaire