Le parti socialiste pris entre cynisme et réalisme

 | Paru dans Blog FER Genève  | Auteur : Stéphanie Ruegsegger

Le parti socialiste (PS) a donc décidé de ne pas signer la convention qui devait sceller un contrat de confiance politique sur le volet genevois de la RIE 3. Et de reporter sa décision après la votation sur le volet fédéral. Ce vote ne constitue pas réellement une surprise, tant les gesticulations de ces derniers jours laissaient entrevoir cette issue. Mais cela montre la fracture qui s’opère au sein de ce parti.

Les pragmatiques ont compris que le projet genevois, en cours de discussion, est équilibré et de nature à mettre en œuvre une réforme qui est tout simplement vitale pour le canton. Et que l’on ne se mettait pas en position de force en rejetant le dialogue et en faisant feu de tout bois. Seulement voilà, les réalistes doivent faire face à quelques irréductibles de la lutte des classes, qui rêvent du Grand Soir. Ils doivent surtout composer avec ceux dont l’intérêt est plus personnel et qui comptent sur un durcissement du ton pour occuper la gauche du parti et passer l’épaule. Un jeu dangereux dans lequel l’avenir du canton semble ne pas compter.

On ne peut qu’espérer que les pragmatiques, qui ont les pieds ancrés dans la réalité, l’emportent sur les cyniques. Même si on peut ne pas partager sa vision politique, le PS est un parti gouvernemental, avec un certain sens des responsabilités. Il serait bien de ne pas l’oublier.

 



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