Ne condamnons pas le commerce et l’emploi

 | Paru dans Blog FER Genève  | Auteur : Stéphanie Ruegsegger

On apprend que Anne Hidalgo, la très socialiste Maire de Paris, soutient la loi Macron permettant aux commerces d’ouvrir 12 dimanches par an. Elle va même plus loin puisqu’elle s’engage à la mettre en œuvre dans sa ville. Motif : elle entend soutenir les petits commerçants.

Pendant ce temps, à Genève, les syndicats, soutenus par leurs amis politiques de gauche, proposent au peuple d’accepter une initiative visant à une interdiction totale d’ouverture des commerces le dimanche. Pour les Genevois, cela ne changera peut-être pas grand-chose dans l’immédiat dans la mesure où, si les commerces sont déjà fermés le dimanche dans le canton, ils trouvent à quelques kilomètres de chez eux la possibilité de faire leurs courses ce jour-là, que ce soit à Divonne, à Collonges ou encore à Nyon. Mais pour les commerces locaux, cela change tout ! Déjà durement touchés par des concurrents qui bénéficient d’une monnaie plus attractive et des horaires plus souples, l’initiative des syndicats supprimera toute perspective de pouvoir se battre un jour à armes plus égales. Pire, elle condamnera l’ouverture du 31 décembre, considéré comme férié à Genève, et qui permet aux commerces de faire le meilleur chiffre d’affaires de l’année.

Là où les syndicats ont été particulièrement retords, c’est qu’ils rejettent même le très modéré contreprojet (loi 11811), qui prévoit une possibilité d’ouvrir 4 dimanches par an, soit dans les faits 3 dimanches plus le 31 décembre. Cela est d’autant plus incompréhensible (ou malhonnête ?) qu’ils ont proposé un amendement à cette loi, qui a été accepté, en laissant entendre qu’ils retireraient leur initiative. Non seulement ils ne l’ont pas fait, mais ils proposent en outre de rejeter la loi.

Au niveau fédéral la loi sur le travail autorise depuis le 1er juillet 2008 l’ouverture des commerces 4 dimanches par année. Ne nous laissons pas duper une fois de plus et rejetons cette initiative qui condamnerait à long terme nos commerçants, leurs employés et finalement le service qu’ils nous offrent. Et disons oui à la loi permettant d’ouvrir 4 dimanches par an.



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