Toutes choses étant égales par ailleurs…

C’est sous ce leitmotiv que le parti socialiste genevois propose des mesures compensatoires dans le cadre de la réforme de l’imposition des entreprises (RIE 3). Partant du principe qu’un taux unique de 16% permet une neutralité fiscale, toutes choses étant égales, il émet un certain nombre de pistes pour compenser les effets d’une diminution du taux. Il reprend de «bonnes» vieilles recettes, en proposant une augmentation des impôts.

Tout le monde y passe ou presque : propriétaires, entrepreneurs, personnes physiques. Soit autant de domaines où Genève n’est déjà pas concurrentiel. Il n’oublie pas ses amis de la fonction publique, avec des propositions dont certaines sont certes intéressantes, mais dont on peine à comprendre le lien avec la RIE 3, si ce n’est celui du clientélisme.

Le PS oublie surtout un détail : en fiscalité tout particulièrement, on ne peut se contenter d’aligner des noix sur un bâton. A 16%, la neutralité fiscale est un leurre : les grandes entreprises partiront et nous perdrons recettes fiscales ET emplois, comme l’a d’ailleurs rappelé D. Hiler en 2012, lorsque le Conseil d’Etat a esquissé un taux à 13%. Un bel autogoal.



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