Un peu d’espoir dans un climat d’insatisfaction

 | Paru dans Blog FER Genève  | Auteur : Stéphanie Ruegsegger

Sous un titre qui fleure bon le bal de village, le site de sondage en ligne Vimentis a récemment testé l’«ambiance populaire» dans notre pays. En clair, il a posé deux questions aux sondés : êtes-vous content(e) avec la politique en Suisse, et dans quel domaine politique se trouve, à vos yeux, la plus grande nécessité d’agir?

Le résultat n’est malheureusement guère surprenant: les Suisses sont plutôt insatisfaits de la politique menée, puisque 45% des sondés affichent leur mécontentement. Certes, le résultat n’est pas terrible. Mais il n’est guère surprenant dans le climat actuel, où la politique consensuelle peine à l’emporter face à l’addition des oppositions de toute nature. En creusant un peu et en allant chercher les résultats de sondages identiques antérieurs, on se rend toutefois compte que la situation ne s’est pas dégradée et que la perception de la politique est même sensiblement plus positive qu’en 2013.

L’insatisfaction recule légèrement alors que l’absence d’opinion gagne du terrain. Dans le même temps, le principal domaine où les Suisses estiment qu’il est le plus urgent d’agir n’est plus l’immigration ou la politique d’asile, mais le système de santé. Ce thème fait un bon de plus de 8% dans le taux de réponse des Suisses, passant de 10,1% en 2016 à 18, 2% en 2017.

Un rapide coup d’œil sur les derniers sondages de Vimentis dans le domaine de la prévoyance professionnelle ne manque en revanche pas d’inquiéter. En 2016, 46,5% des Suisses estimaient que leur rente n’était pas garantie (contre 33,3% d’optimistes) ; alors que la maison brûle plus que jamais (les cotisations ne couvriront plus les prestations dans les années à venir), les opinions sont aujourd’hui plus partagées, avec 38% pour chaque camp.

On peut toutefois se rassurer sur le réalisme des citoyens, en constatant que si 64% des sondés étaient opposés à un relèvement de l’âge de la retraite en 2016 (contre 28% d’opinions favorables), l’opinion a totalement basculé une année plus tard, avec 55,4% de sondés favorables à cette option, contre 32,7% d’opposants.



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