Un souffle pour le commerce

 | Paru dans Entreprise Romande  | Auteur : Stéphanie Ruegsegger

En vue des votations du 19 mai prochain, le débat est monopolisé par deux thématiques cruciales: la révision de la loi sur les armes, qui permet de maintenir un haut niveau de sécurité en Suisse, et la réforme fiscale RFFA, qui garantit la compétitivité de la place économique suisse et genevoise. Parmi les objets cantonaux, il en est un nécessaire pour un secteur en particulier, le commerce: l'ouverture des magasins trois dimanches par année.

Rappel. Le droit fédéral octroie la possibilité aux cantons de fixer au maximum quatre dimanches par an pendant lesquels le personnel peut être employé dans les commerces sans qu'une autorisation soit nécessaire. La loi genevoise actuelle, votée en novembre 2016, permet l'ouverture des magasins trois dimanches par an, sous réserve de l'existence d'une CCT étendue dans le secteur. Les syndicats ont cependant dénoncé la convention alors en vigueur pour éviter que cette possibilité soit mise en œuvre. Tant pis pour les milliers de salariés couverts. Tant pis également pour le commerce genevois, qui souffre depuis des années d’une concurrence transfrontalière, les commerces au-delà de la frontière bénéficiant d'horaires d'ouverture plus souples.

C'est sans surprise qu'ils ont également combattu par référendum la loi soumise à votation en mai, en compagnie de leurs alliés politiques de gauche. Cette loi expérimentale a été votée en septembre dernier par le Grand Conseil, afin de proposer un test limité à fin 2020 d'une ouverture trois dimanches par année, sous la condition du respect des usages. Une proposition modeste, qui reprend les grandes lignes du vote positif de novembre 2016, en remplaçant l'exigence d'une CCT étendue par le respect des usages.

Pour le personnel, cela ne change pas grand-chose, dans la mesure où, à Genève, les usages sont tirés des dispositions conventionnelles. Les salariés qui le souhaitent pourront ainsi toujours bénéficier de larges compensations pour ce travail dominical, qui reste volontaire. Pour les commerces, qui pourront ouvrir à des moments clé de l’année, comme les fêtes de Genève ou celles de fin d'année, cela représente une vraie bouffée d'oxygène. Et pour les Genevois, comme pour les visiteurs, cela apporte une touche d'animation dans une ville morne le dimanche. Tout le monde ressort gagnant de ce léger assouplissement. Dire oui est une question de bon sens.


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