Formation, recherche & innovation

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Les enjeux

L’excellence du système de formation suisse est reconnue au plan international. L’intégration des jeunes sur le marché du travail est efficace. Toutefois, il convient de s’adapter aux progrès technologiques qui redéfinissent les métiers et de répondre aux besoins des secteurs qui connaissent une pénurie de main-d’oeuvre qualifiée. En matière de recherche et d’innovation, la Suisse doit tout mettre en oeuvre pour maintenir ses atouts au plan international.

Une très grande majorité des jeunes titulaires d’un certificat fédéral de capacité accèdent rapidement à un premier emploi après l’obtention de leur titre. Ce résultat montre l’excellence du système de formation suisse et la capacité de la formation professionnelle à permettre une intégration rapide des jeunes dans le monde du travail. En comparaison internationale, le chômage des jeunes est très faible. Pour maintenir ces atouts, il faut faire correspondre autant que possible la formation et le choix professionnel avec les besoins du marché du travail.

Le système de formation suisse permet de répondre en grande partie aux besoins de personnel qualifié des entreprises. Toutefois, certains secteurs sont confrontés à une pénurie. La formation continue et l’augmentation du niveau de qualification représentent un champ d’action important dans la lutte contre la pénurie de main-d’oeuvre qualifiée disponible sur le marché de l’emploi local. Dans cet objectif, il est important d’assurer un financement durable des prestations en matière de formation continue. Il faut aussi continuer à améliorer la complémentarité entre la formation professionnelle et les études supérieures. Il convient par ailleurs de réussir la mise en oeuvre progressive de la formation obligatoire jusqu’à 18 ans dans le canton de Genève, entrée en vigueur à la rentrée 2018. Enfin, il s’agit de renforcer l’implication des milieux professionnels en matière d’information et d’orientation scolaire et professionnelle pour les jeunes.

L’évolution technologique crée au sein de l’entreprise de nouveaux besoins, notamment en matière de qualifications. L’enjeu est de pouvoir accompagner ce changement et de renforcer les liens entre les milieux professionnels et académiques. C’est pourquoi la FER Genève participe à un groupe de réflexion qui réunit les acteurs clefs. Ce projet a pour but de partager les savoir-faire et de développer des partenariats innovants dans plusieurs domaines tels que celui de la formation. Il s’agit de penser les métiers de demain et l’avenir des métiers ainsi que de déterminer les impacts sociétaux de l’innovation. En effet, la transformation digitale est un enjeu sociétal qui nécessite d’intégrer les valeurs de l’Humain et de l’environnement. La FER Genève a donc également mis au coeur des réflexions les dix-sept objectifs de développement durable de l’ONU.

Au niveau cantonal

Valorisation de l’apprentissage

Seul un jeune sur cinq choisi la voie de l’apprentissage à Genève, c’est moins que la moyenne des autres cantons. Cela tient essentiellement au tissu économique du canton, surtout axé sur une économie de services. Il s’agit de valoriser davantage la formation duale, qui est plus proche des besoins réels de l’économie, auprès des jeunes les plus qualifiés. Cette mesure permettra notamment de lutter contre le chômage des  jeunes.

Développement du rôle de Genève dans les biotechnologies

L’ancien site de l’entreprise Merk Serono héberge désormais le Campus Biotech et les chercheurs du Human Brain Project (HBP), un projet qui vise à concevoir un modèle intégrant toutes les connaissances sur le cerveau (Projet de l’Université de Genève en partenariat avec l’EPFL). C’est une formidable opportunité pour Genève de se positionner en tant que « cluster » dans les biotechnologies et sciences de la vie et contribuera à attirer des entreprises suisses et internationales actives dans ce domaine à Genève.